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Comment fait-on une planche de comics ?

Savez-vous comment une planche de comics est réalisée ? Découvrez le travail des créateurs de notre série Next Gen !

Première étape : le script

script

Au commencement, il y avait l’histoire ! C’est l’équivalent du scénario pour les films ou les séries télé. Selon les scénaristes, cela peut consister en un simple texte expliquant les péripéties, ou alors une description très détaillée de l’action case par case.

Aux Etats-Unis, on oppose script concis et script très détaillé en qualifiant de « Marvel style » pour le premier, et de « DC Style » pour le second ! Ces appellations viennent de la méthode de travail du célèbre Stan Lee, qui ne fournissait qu’une ébauche de scénario à ses dessinateurs, puis qui écrivait les dialogues lorsque les planches étaient terminées. Les dessinateurs avaient ainsi une place plus importante dans la création d’une série de comics ! Le « DC style » n’est pas rattaché à un auteur en particulier, mais au fait que les maisons d’édition dominantes aux Etats-Unis Marvel et DC Comics s’opposent en permanence, même dans la manière de travailler des auteurs !

Voilà ce que ça donne pour le scénario de Stephan Canell pour la première planche de Next Gen, après traduction. Il a donc fourni un script détaillé, « DC style »

Deuxième étape : le storyboard

storyboard

L’artiste en charge de la série « traduit » le scénario en dessin en faisant un plan sommaire de l’action. Le storyboard  n’est pas le même pour un comics, une bande dessinée franco-belge et un manga. Par exemple, l’action se déroule sur quatre à six cases verticales dans le genre des comics, alors qu’une page de bande dessinée Franco-belge comporte en général  3 ou 4 strips horizontaux, soit 9 cases environ. Le manga comporte quant à lui souvent 2 ou 3 cases par page.

Troisième étape : le dessin, puis l’encrage

Encrage

Les cases sont ensuite dessinées une à une sous leur forme définitive. En suivant le plan de la planche, le travail du dessinateur va être de rentre l’action la plus claire, la plus attrayante visuellement et la plus correcte que ce soit au niveau de l’anatomie des personnages ou de la perspective des paysages. Au-delà de la clarté, le style du dessinateur apparaît : il peut choisir de donner un style très détaillé ou alors cartoon selon sa sensibilité personnelle.

Après le crayonné, l’encrage est nécessaire pour rendre le trait plus net, plus précis, ce qui le fera ressortir correctement à l’impression. Le dessinateur n’encre pas toujours lui-même ses dessins, l’encrage est un métier en soi que tous ne maîtrisent ou n’apprécient pas.

Quatrième étape : La colorisation

Colorisation

La colorisation, ou mise en couleur, donne sa forme définitive au dessin et permet de révéler la profondeur dans les paysages ou les détails d’un costume. La colorisation est loin d’être aussi évidente que ce que l’on croit ! Le coloriste doit s’adapter à un processus créatif déjà fait et sur lequel il n’a pas d’influence. Il doit se mettre au service de la page et parfois mettre de côté sa propre sensibilité. Mais son intervention est essentielle car elle peut changer totalement le ton de la bande dessinée, elle peut être plus effrayante ou plus enfantine selon la gamme de couleurs qu’il a choisie ! Son travail souligne ce qui est important dans une case, mais aussi l’ambiance générale.

Cinquième étape : le lettrage

Lettrage

Les fameuses bulles des BD sont rajoutées à la fin ! Aujourd’hui, elles sont insérées grâce à des logiciels professionnels comme Illustrator, mais elles étaient faites à la main, case par case, avant la généralisation de l’ordinateur !

Vous savez tout sur la fabrication de nos BD, j’espère que ça vous a plu !

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